Pérégrination Artistique#31. The Edge of the Myth, Xarli Zurell.
Clef sur contact, je démarre ma voiture.
Quelques rues, quelques intersections, quelques arrêts aux feux, juste le temps avant de rejoindre l'autoroute, de profiter les vitres ouvertes de l'agréable atmosphère qui règne en ce moment dans le nord de la France. Je descends quelque peu au sud, à Paris, pour un tableau, The Edge of Myth, que j'ai virtuellement beaucoup apprécié. Cela fait déjà quelques années que je suis abonné au compte Instagram de l'artiste Xarli Zurell, et que j'observe donc, dans le courant de ses publications, son parcours artistique dans sa direction et ses sinuosités. Fauviste, l'artiste transforme ainsi le réel et depuis quelques années des paysages montagneux, par l'utilisation de couleurs décalées, intenses parfois fluorescentes et surtout fracturés en très puissante contrastes entre l'ensemble des éléments de ses compositions tels que le ciel mais aussi, s'invitant dans ces hauteurs, des aigles, des voitures, des chevaux, des smartphones ou des randonneurs. Ceinturé sur mon siège conducteur je pense notamment à Cairn, roche, pierre après pierre où s'élève au premier plan dans un mélange de rose et de vert lime, un amas de roches appelé cairn artificiellement assemblé pour guider les marcheurs. Au second plan justement, deux randonneurs incarnats dont les bustes se détache du dernier plan, le ciel, peint dans un dégradé stratifié d'un vert impérial au jaune citron en passant par un vert lime.
Bien que dans d'extravagantes teintes, les éléments annexes à ces rocailleux paysages restaient jusqu'alors plutôt communs, il y a quelques mois de cela l'artiste entama un virage en introduisant un nouveau sujet, un sujet mythologique, un sujet aujourd'hui devenu rare dans la peinture, un sujet surprenant me laissant aussi curieux que perplexe… le dragon.
S'il est bien présent dans l'histoire de la peinture occidentale, surtout dans la représentation du mythe de Saint Georges et le dragon, sous les traits par exemple d'Uccello, de Raphaël ou de Rubens, l'apparition de cet imaginaire reptile est aujourd'hui clairement associée à la narration d'héroïque fantaisie et classifie alors ses représentations dans l'illustration. Loin de partager un jugement hiérarchique des arts, que l'on peut cependant ressentir dans le monde artistique à l'égard de l'illustration et de la bande dessinée, j'avais tout de même quelques réserves quant à ce choix que semblait alors prendre l'artiste. Et pourtant... Une multitude de feux stop s'allume dans le trafic qui s'était bien densifié, la vitesse générale ralentit fortement, je m'approche de Paris et donc de ses bouchons. Me voilà presque à l'arrêt, jouant entre la seconde et la première vitesse de mon véhicule.
…et pourtant c'est bien un tableau représentant un dragon pour lequel je me suis pris d'affection. En effet, volant au loin, il se détache par sa couleur orange abricot du ciel de nuages grisâtres qui se prolonge dans un blanchissement progressif vers un jaune aurore jusqu'à la ligne d'horizon qui, ciselé par le relief montagneux, emprunte au dragon sa couleur orange abricot. Le féroce et majestueux reptile en plein vol est observé au premier plan par un petit lézard rouge ponceau agrippé à une abrupte pente rocailleuse aux aspérités révélées par les touches plus ou moins légères d'un foncé bleu turquoise. Entre les deux reptiles s'étend une large une vallée de coton bleu givré aux reflets blancs et orangé, percé de-ci delà par quelques pics rocheux.
Mais au-delà de l'esthétique pure qui déjà me plaît, s'émane un sous-texte sur l'hist... Ha ! C'est ma sortie. Je pénètre alors dans la capitale à la circulation difficile parsemée de vélos, camions, scooters, de piétons, de chauffards, de klaxons,…
Après m'être, enfin, garé, je me déplie hors de mon habitacle et remonte tranquillement la rue.
Je décèle effectivement dans ce tableau un sous-texte sur l'Histoire, notre histoire, et notamment sur un passage entre deux époques du médiéval au contemporain. Une interprétation consolidée par le titre de ce tableau, The Edge of Myth.
Dans la rue sur un perron d'un immeuble attends un homme d'une trentaine d'années, le regard en pleine recherche, à ma recherche.
- Bonjour, lui lançais-je avec un sourire lui indiquant qu'il avait enfin trouvé celui qu'il recherchait.
Nous traversons, le temps de se présenter, le couloir d'un immeuble débouchant alors dans une ravissante cour florissante où, au fond, s'élève une petite maisonnette dont l'étage supérieur fait office d'atelier partagé avec l'artiste Louise Kress aux dessins et sculptures étrangement organiques.
Se succèdent ainsi sur la moitié des murs de cette pièce, comme sur celui du compte Instagram de l'artiste Xarli Zurell, une multitude de tableaux aussi colorés les uns que les autres, seulement si devant mon portable je défile immobile ce mur, ici, dans l'atelier, c'est moi qui défile devant le mur immobile.
Les hautes lumières. Au dernier plan, une magnifique végétation foisonnante se transforme par la complexité et subtilité d'une touche impressionniste allant de l'azurin au bleu saphir teinté de rouge, en tapisserie ornant le fond de cette scène de randonnée. Elle est alors mise en intense contraste coloré avec un homogène jaune bouton d'or du randonneur au premier plan dont le bras tendu montre du bout du doigt quelque chose au loin. Il interpelle, semble t-il, un autre randonneur orange abricot qui arpente un sentier de couleur rouge nacarat et rose dragée, venant alors approfondir le tableau en créant une distance entre les deux plans aux extrémités. Ces deux plans, donc le mur végétal bleu et par le randonneur jaune du randonneur, qui au contraire aplatissaient la représentation.
L'horizon des événements 02. En voilà un magnifique massif montagneux d'une impressionnante et impeccable réalisation. Ce paysage rocailleux et vallonné fait en bleu paon s'illumine jusqu'à son union avec le ciel orange abricot dans un bleu fumée. Au premier plan, un individu d'un violet tapant prend une photo avec son portable que je ne crains malheureusement être moins sublime que le tableau.
Pottok, Pottok 02 sont des tableaux représentant tous deux un cheval dans une prairie, mélange perspicace mais non moins étrange de bleu glacial et de vert opaline aux légers reflets orangers. Si le premier pose une spatialisation avec une succession de plans comme la ligne des roches au premier plan ou le ciel en fond, ce deuxième tableau par l'absence de tous repères spatiaux fait du cheval un point d'attache central et réel dans une prairie irréelle et extravagante à la composition colorée digne des plus belles abstractions.
Knight in the doubts. Si d'autres tableaux représentent des Êtres-Humains, il y a dans cette peinture une réelle incarnation narrative, ce n'est plus uniquement un élément esthétique dans un paysage, c'est un personnage, un chevalier en proie au doute au premier plan. L'objet de ce doute, un second ''personnage'' au dernier plan. Dans le ciel volant au loin, la silhouette d'un dragon dont on suppose une future confrontation. Un lien conflictuel et antagoniste esthétiquement suggéré par une même couleur bleue partagée. Les séparant, une montagne ocre sans sommet aux aspérités rocailleuses vertes opalines.
Et c'est exactement là que repose l'équilibre peinture et illustration, en synthétisant, tel un maître classique, une narration en une toile par des procédés esthétiques de mimésis, d'attitude de doute par exemple, mais aussi de composition formelle mais aussi colorimétrique.
- Il provient d'une légende du pays basque, me dit-il après lui avoir demandé quelques explications sur ce fameux dragon qui était inopinément apparu dans ses peintures, piquant ma curiosité de critiques.
- C'est un retour aux sources. Certes, déjà, j'imagine, de redessiner des dragons et des chevaliers,
- Qui n'a pas tenté enfant de refaire Shenron, le dragon de Dragon Ball, poursuivais-je avec un sourire complice d'enfants des années 90 qu'il partagea. De plus, Xarli Zurel, avant ses études à Biarritz puis à Nantes, puis son installation à Bruxelles puis Paris a grandi dans ces montagnes pyrénéennes.
- Ici c'est le dragon Sugulna, à trois têtes, précisa-t-il. Une légende peu connue.
C'est dans l'été 1407 que j'arrive au village de Saint-Pierre d'Irube où la vie battait joyeusement son plein. Les passants s'invitaient bien volontiers aux échoppes fournies des commerces, quelques enfants jouaient à cache-cache tandis que les anciens discutaient ensemble. Mais curieusement derrière cette scène des plus banales, je palpais intuitivement une discrète mais omniprésente atmosphère d'angoisse, quelque chose que tout le monde savait mais dont personne ne voulait parler.
- GRAOUUUU ! Cria l'enfant qui comptais alors silencieusement, Cachez-vous bien car sinon je vous retrouverai et moi Sugulna le dragon et je vous mangerai !
Et c'est ainsi que la charmante scène se brisa, la plupart des jeunes gens alors cachés se mirent à crier d'effroi et les sourires laissèrent place à des regards d'épouvante, certains même n'ayant entendu que le nom de Sulguna, fuirent se mettre à l'abri.
- Hugobert ! Cria une dame, Viens ici que je t'attrape, chenapan !
Sugulna était le nom que les habitants avaient donné à l'affreux dragon qui hante la plate montagne de la Rhune non loin du village.
- Voilà des années qu'ils emportent les êtres qui nous sont chères, me confie une commerçante, Quelques hommes dont mon fils Delphin, sont parti pour nous en débarrasser, continua t-elle au bord des larmes, il n'est jamais revenu s'effondra t-elle devant moi dans le plus terrible des sanglots. Après l'avoir réconforter et prier pour l'âme de son fils je décidais d'aller voir ce dragon, non que je souhaite le défier, je ne suis pas si stupide mais je n'ai depuis mon long voyage jamais vu la tête de ce genre de bête dont, un habitant m'a dit qu'il en avait même trois.
Après être resté le plus longtemps possible à l'abri des arbres de la forêts j'entame la montée avec la plus grandes des vigilances et une longues capes aussi vertes que l'herbe des pentes abruptes des hautes montagnes.
Essoufflé par cette longues marches j'arrive enfin à un col où je ne suis pas seul. Un homme était assis sur l'herbe et au vu de son attirail, lui était clairement la pour combattre le dragon. Enfin si son armure et son épée semblait le vouloir, son attitude disait plutôt l'inverse. Un chevalier en proie aux doutes. J'en ai connu beaucoup des hommes rutilant à leur village puis dehors terni par la peur. Tête baissé entre ses bras eux même posé sur ces genoux remontés, il leva alors la tête dans ma direction et planta ses deux yeux étincelants dans les miens.
- Vous n'avez pas l'aire d'être là pour vous battre, simple curiosité de voir Sulguna, l'hydre à trois tête j'imagine ? Hum... Gagné. Désolé de vous décevoir mais il vient de partir et je ne sais pas quand il reviendra. Vous devez me trouver pitoyable comme ça, n'est-ce pas ? un chevalier apeuré devant le combat. Encore gagné. Mais quel homme ne serait pas apeuré devant une bête ailés à trois tête et aux dents aussi aiguisés que ses griffes. La peur, mon ami, et certainement le meilleur bouclier du chevalier quand il sait aussi manier l'épée de la bravoure. Définitivement il a gagné.
- Je m'appelle Garcie-Armand de Belsunce, fils du seigneur de Macaye et je suis là pour sauver deux jeunes filles que cet infâme monstre à dérobé à leur famille, me dit-il la main tendu avec le léger sourire d'un enfant.
- Alors ? C'est bon hein mon ami ? C'est ma Marie qui me l'a préparer ! Mais te fit pas a la douceur de ce plat, ma belle Marie a un caractère qui ferait même pâlir Sulguna ! Ha ha ! Ha ha ha ha ! Son rire retentissait d'une telle sincérité que sans m'en rendre compte moi-même je rigolais, plus timidement bien sûr.
- ha ha ha !
Voilà quelques heures que nous sommes là, à partager notre nourritures, nos histoires et nos rires quand d'un coup un horrible rugissement fracassant fit tomber un silence pesant dans toute la vallée.
A peine retourner pour voir l'objet de ma curiosité que l'ensemble de mon corps m'hurla de déguerpir. Je t'en prie Dieu, je t'en prie faite que cette chose ne me remarque pas.
Devant moi, sur le flan de la Rhune, Sulguna, un dragon à trois tête. A la vue de ce monstre, une terreur viscérale c'était totalement emparé de moi, ma respiration était haletante, une sueur froide dégoulinait de mon crâne, mes bras et mes jambes tremblaient, mon cœur battait la chamade. Je voulais sincèrement partir mais si un seul de mes gestes l'attiraient ? Dieu vient moi en aide.
Une main se posa alors sur mon épaule, Je crois que c'est là que nos routes se séparent mon ami.
- Ou… ou.. oui. Je regardait alors Gracie-Arnaud dont les yeux étincelaientt toujours mais d'une lumière aussi tremblante qu'intense. Reprenant peu à peu mes esprits je lui tend un crucifie, puisse Dieu t'aider à abattre cette créature du Diable.
Dans un authentique sourire tranchant avec la répugnante atmosphère que la bête a distillé, il prit mon don,
- Merci mon ami, pour ce crucifie mais aussi pour ce moment des plus agréable.
Puis il se retourna et disparu derrière une corniche rocheuse en direction de la Rhune, l'antre de Sugulna.
Voilà maintenant quelques heures que je marche dans la forêt m'éloignant le plus rapidement possible de cette horrible bête mais souvent je regardait en arrière en pensant à Gracie-Armand, je pense que si quelqu'un peu pourfendre cette abomination c'est bien lui. De retour le chemin j'empruntai certain la direction du village de Saint Pierre d'Irube car je sentais au fond de moi que mon rôle dans cette histoire n'était pas encore finit.
Le lendemain, comme la veille, la vie avait reprit son cours dans le petit village, les mêmes marchands débités les mêmes annonces, les même anciens ragotaient et les enfants, à l'exception du petit hugobert qui a peut être était puni jouaient encore quand d'un coup un paysans fit irruption sur la place en hurlant.
- Y'est mort ! Y'est mort !
Hâtivement je pris l'homme par les épaules et lui demanda je d'un ton inquiet trahissant complètement mon angoisse pour Gracie-Armand
Qui est mort ?
- Le , le, le
Qui ?
- L'dragon ! Sulguna ! Y'est mort !
Des jeunes filles sont rentrées chez elles dans les villages voisins alors qu'elles avaient été capturées par la bête ! Et pi y a un paysan qui a vu la bête s'effondrer du ciel jusqu au sol !
M'a dit qu'rien pouvait survivre à une telle chute même pas ce monstre !
- D'accord ! Mais il est tombé où exactement ?
- chai pas, prés d'la Nive à quelques kilomètres de l'a Rhune de ce qu'on m'a dit
Alors que la foule nous avait maintenant totalement entouré je couru hors du village en accélérant vivement le pas vers la rivière de la Nive.
Gracie-Armand !
Gracie-Armand !
Voilà des heures que je m'égosille, mais je continuerai des jours s'il le fallait, Dieu me donnera cette force car je sais maintenant pourquoi je devais rester, je dois retrouver Gracie-Armand, mon ami.
Gracie-Armand !
Gracie-Armand !
Entre les arbres de la forêt qui a comparé à hier une joyeuse légèreté, semble avancé péniblement une silhouette. Gracie- Armant. Je me mit à courir entre les arbres. Et s'il était blessé, gravement. Ma main glissa alors dans ma sacoche prêt à administrer les herbes médicinales que je garde toujours sur moi.
Gracie-Arman...
Bonjour monsieur, auriez-vous vu un chevalier dans le coin, peut-être blessé ? Demandais-je à un vieux monsieur au pupilles bleu comme les glaces des grand nord !
- Non désolé jeune homme mais par contre je pense que ce que vous cherchez est la-bas dans la rivière. Sans réfléchir je me précipite dans la direction indiqué et entends au fur et mesure le bruit de la rivière augmenté jusqu'à ce que je me tienne devant elle en surplomb.
Dans son lit le cadavre de Sulguna dont l'inspiration de la peur qui m'avait paralysé hier s'est totalement éteinte.
Un large sourire me vient au lèvres.
- Il a réussi !
...
- Il a réussi.
Lentement des gouttes s'immiscèrent dans mes commissures les faisant peu à peu retomber.
Enlacé à Sugulna, le corps de Gracie-Armand dont la magnifique force s'était elle aussi éteinte.
- J'aurais aimé que ma mission eu été de fêter cette victoire avec toi mon ami. Mais je sais maintenant, c'est à Macaye que je dois aller, retrouver ta Marie et lui raconter tes yeux étincelants, lui raconter ton rire éclatant, ton sourire authentique, lui raconter ta peur et ta bravoure et lui annoncer qu'elle ne les reverra plus jamais.
Un groupe d'individus s'approchèrent de la Nive
- Qu'est ce qui a bien pu tuer cette bête ?
- C'était le Chevalier Garcie-Armand de Belsunce dis-je d'une voix forte, l'homme le plus remarquable qui m'était donner de rencontrer poursuivais-je d'une voix paisible avant de disparaître dans la forêt.
Si cette légende nous paraît aujourd'hui… légende, justement, il faut bien prendre conscience que ces histoires étaient dans une époque où la connaissance n'était pas fondée sur la science, considérée comme de réelles vérités tout comme l'existence des malédictions si des maladies se déclaraient, de monstres, la marche de Saint Denis avec sa tête coupée entre les mains, le déluge ou l'origine AdamEvique de l'humanité. Et c'est cette vue là que j'aperçois dans le tableau The Edge of Myth, un tableau pour lequel je me suis déplacé, un tableau accroché là, à la fin du mur, un tableau maintenant juste devant moi, un tableau tellement plus touchant que sa pixellisation.
Peinte d'un pâle orange abricot, vole majestueusement le dragon.
Mais existe-t-il vraiment là ? N'est-ce pas là qu'une illusion ?
Si le ciel est, à l'altitude de la bête, grisonnant, il s'illumine à l'horizon d'une couleur, orange abricot, posant alors l'intrigue sur la réalité de cette silhouette ailée.
N'est-il pas alors qu'une la trouée dans les nuages ? Un reflet sur leurs surfaces cotonneuses ? La resplendissante imagination humaine ? Une magnifique interprétation du monde médiéval ? Les voluptueuses ruines d'un monde passé ?
À l'opposé, s'encrant lui dans un réel clair par sa couleur vive et tranchante avec celles du paysage qui l'entoure, le petit lézard rouge au premier plan. C'est notre dragon d'aujourd'hui, celui d'une époque où les vérités sont fondées sur la science. Il est certes moins impressionnant, moins majestueux, moins mythique mais en réalité tout aussi beau.
Ainsi pour moi, ce tableau établit dans sa perspective plus qu'une distance spatiale mais une distance temporelle et une bascule entre deux époques européennes, celle médiévales où la vérité était avant tout fondée sur la foi religieuse et celle contemporaine basée sur la preuve scientifique.
De retour dans ma voiture, je quitte alors la capitale pour retourner chez moi dans la satisfaction d'une rencontre agréable et riche. Je me pose dans mon canapé avec un croissant à la confiture et contemple alors The Edge of Myth, non sur mon téléphone mais maintenant accroché là, sur mon mur.
A.Rombaut